Les bluettes de NatpointG

Toi qui entres chez moi par inadvertance, je dois te prévenir que ce blog n’est pas mon journal intime (quoi ça y ressemble ?!), qu’il n’a aucune prétention littéraire, si ce n’est celle te faire sourire. Je sais, c'est pas gagné...

05 janvier 2009

2009

IMG_1716Juste un peu mot entre deux grogs pour vous remercier de vos gentils messages. Vous êtes tous adorables.

Medcéline, c'est vrai qu'il fait pas beau chez toi, me suis gêlée et suis rentrée avec une crève carabinée ;)

Mais c'est tellement beau par là-bas...

Pour 2009, je vous souhaite tout ce que vous n'avez pas eu en 2008 et plus encore.

Pour 2009, je ne sais pas si l'écriture me reviendra, pour l'instant ce n'est pas le cas, alors j'attends...

Je vous embrasse

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16 novembre 2008

IL EST TEMPS...

Ça fait un moment qu’on en parle... Que j’attends, que je me dis que ça va passer, que c’est comme ça pour tout le monde, il y a des hauts et des bas, oui ça va revenir, l’envie, le besoin, le manque.

Mais non, ça ne revient pas.

Alors je m’en vais... Pour une heure, pour une semaine, pour six mois, pour toujours, je ne sais pas...

J’espère que ce n’est qu’un petit break, un breakounet en somme, parce que vous allez me manquer.

Je vous embrasse.

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11 novembre 2008

OMER M'A SAOULER...

Je te regarde vautré sur le canapé, la panse à l’air et je sais pourquoi les enfants t’on surnommé Omer...

C’est vrai quoi, regarde-toi... Avec ton ras-le-cou ridicule et ta pilosité excessive, tu es une caricature du mâle...

Pourtant, j’ai essayé de te parler, calmement au début et puis avec le temps, l’incompréhension, le ton est devenu plus amer... Mais tu t’en fous... Tu te crois au-dessus de tous et de tout... Tu te crois... supérieur...

Tu me marches sur la tête parce que t’es un mec et moi une nana, tu ne fais jamais rien dans la maison, et ça c’est surfait mon vieux...

Tu me prends pour ta mère ou pour ta maîtresse et moi je me prends les pieds dans mon tablier à fleur et mes hauts talons.

Tu me réveilles en pleine nuit pour mendier une caresse, tu me sautes dessus quand t’en as envie sans te soucier de mes envies à moi, tu me lacères le dos parce que ça te fait triper et moi ça me fait juste... mal...

Tu laisses tes poils sur la lunette des chiottes, tu trouves ça plutôt décoratif... Tu bois dans ma tasse à thé, tu manges dans mon assiette, tu t’assois sur ma chaise, mais pour qui est-ce que tu te prends ?!! Boucle d’Or ?

Tu te mets entre mes enfants et moi, tu joues avec eux, tu les fais marrer et la mère juive que je suis t’exploserait bien la tronche...

Vraiment, Omer tu vas trop loin...

Si tu avais fais l'effort de connaître mes copines, elles t'auraient dit de moi que je suis une fille imprévisible, que je suis passionnée, que sur un coup de tête je sors mon sabre et je décapite... Mais non, n’aies pas peur, mes copines sont excessives (ouh je vais me faire tuer là...)

Mais ce que mes copines t'auraient dit, essentiel, c’est que je ne me lève jamais du bon pied. Par contre, j’ai un très bon coup de pied... Je sais, rien à voir... mais j'aime les digressions... Gamine, je voulais être footballeuse, mon cœur battait aux couleurs des verts... Ah lala les bouclettes de Rocheteau...

Bref, revenons à toi Omer. Je vais te parler comme à un être humain (c'est pas gagné...). Omer, il faut vraiment que tu arrêtes de te glisser sous ma couette le matin, il faut aussi que tu arrêtes de me bouffer les doigts de pieds rageusement, il faut que tu arrêtes de te coucher sur ma tête et de me lécher les cheveux. Oui, arrête tous ces trucs tordus, cela ne nous mène nulle part...

Vraiment, si tu veux qu'on reste amis, si tu ne veux pas que je me serve de ton corps flasque et ronronnant comme d’un ballon, si tu ne veux pas finir aplati comme une bouse contre un mur,  arrête de me faire ch**** le matin, parce que définitivement je ne suis pas du matin !!!!!!!!!!

Posté par natpointg à 11:06 - RENCONTRES DU 3EME TYPE - Commentaires [19] - Permalien [#]

07 novembre 2008

RESULTATS DU SONDAGE !!!!!!!!!

Voilà le résultat du sondage (il manque quelques voix, mais j'ai... comment dire... un peu merdé avec mes dix doigts, pfff deux doigts m'auraient suffi, avec dix je ne gère plus rien... vraiment des fois je crois qu'elles ont raison mes cops qui disent que j'ai la polio... suis trop maladroite... mais paraît que ça fait mon charme...)

SI JE T'ANNONCE QUE J'ARRETE D'ECRIRE DES BLUETTES, TU ES :

DESESPERE, qu'est ce que je vais faire de 9 à 10 au boulot ?

18.75%

SOULAGE, oui arrête, tu commences à me gonfler

0%

INDIFFERENT, je suis là par erreur

6.25%

HYSTERIQUE, Nath qu'est-ce que je vais devenir sans toi ?!!!

31.25%

LUCIDE, Nath qu'est-ce que tu vas devenir sans nous ?

12.5%

TRISTE, Nath c'était le seul lien ténu entre nous...

31.25%

Alors, si je résume : vous êtes 18,75 % de branleurs, 0 % de goujats (non y en a plus, j’ai les noms !), 6,25 % de paumés, 12,5 % de prétentieux, 31,25 % d’accros à mon nombril et 31,25 % qui voudraient bien mon numéro de portable !

Et ben, on est pas dans la mouise...

Sérieusement, je vais faire de mon mieux pour continuer à écrire, mais ce n’est pas toujours simple...

Bisous à toutes et tous

Posté par natpointg à 21:26 - BRIC A BROC - Commentaires [8] - Permalien [#]

06 novembre 2008

COMME DANS UN REVE...

On a marché dans la nuit, épaule contre épaule, sans but.

Je ne sais plus s’il faisait froid, s’il y avait du vent, je ne sais plus si les rues étaient désertes et sombres, tout m’était égal puisque tu étais à mes côtés.

Sur les hauteurs de la ville, tu m’as prise dans tes bras, sans un mot. C’était comme dans un rêve, j’aurais aimé que le temps s’arrête là, j’aurais aimé ne jamais rouvrir les yeux. Je me sentais si légère, délivrée de ce costume d’adulte dans lequel je me perds depuis des années.

On est resté comme ça une éternité. Plus rien n’avait d’importance, ni les gens qui montaient les marches derrière nous, ni le temps qui s’écoulait trop vite. Sous ta poitrine j'entendais ton coeur galoper au rythme du mien, je sentais tes bras autour de mes épaules et les miens autour de ta taille, c'était doux, c'était chaud, c'était comme dans un rêve.

Je crois que je n’ai jamais autant aimé une ville la nuit, que ce soir-là avec toi.

Et puis, j’ai senti ton étreinte se relâcher, ton regard se perdre, en bas, dans le bouillon de l’eau. J’ai cherché ta main, je l’ai serrée dans la mienne, j’ai cherché tes yeux et j’y ai vu une larme...


Découvrez P!nk!

Je sais vous allez me dire ENCORE PINK  !!!!!!!!!!!! Oui mais celle-là, c'est ma préférée...


02 novembre 2008

AVE MARIA !!!!!!!!!!!!!!!!!

- La jeune : Wouahhhh, c’est trop stylé chez vous !!!!!

- Moi : Oui c’est vrai. Mais je n’ai aucun mérite tu sais, le goût c’est comme l’humilité, on naît avec ou pas, et moi j’ai été tellement gâtée à la naissance que si j’avais une conscience j’aurais presque honte...

- La jeune : Trop fort, je soulève la télécommande et il reste son empreinte...

- Moi : Gloups...

- La jeune : Personne ne fait la poussière chez vous ?

- Moi : (Mais de quoi elle se mêle la pré-pubert ?!!) ... Maria faisait si bien la poussière... Mais... Maria est... morte...

- La jeune : C’était votre femme de ménage ?

- Moi : Ben c’était pas la sainte vierge... (pfff... elle ne connaît même pas le lieu-commun de la femme de ménage portugaise... inculte va !)

- La jeune : Oh je suis désolée...

- Moi : ... Maria a traversé la route sans regarder et elle s’est pris un bus en pleine poire.

- La jeune : C’est affreux !!!!

- Moi : Oui c’était affreux... Il paraît qu’elle était décalquée sur le pare-brise, les bras en croix... Maria a toujours eu un petit côté fantasque...

- La jeune : Mais c’est horrible !!!!!

- Moi : Horrible, affreux, ce n’est pas un peu redondant ? Moi je dirais plutôt que c’était pas de bol. Si Maria s’était fait ratatiner en sortant de chez moi, je n’aurais pas eu à faire le ménage à sa place... Mais que veux-tu, on ne peut plus compter sur son personnel...

- La jeune : Mais vous êtes horrible !!!!!

- Moi : Ton vocabulaire est à la limite de l’indigence, tu devrais faire attention...

Un jeune arrive.

- Le jeune : Qu’est-ce qui est horrible ?

- Moi : Je viens d’expliquer à ta copine que Maria était morte... Bon je vous laisse hein...

- Le jeune : C’est qui Maria ?

- La jeune : Votre femme de ménage !!!!

- Le jeune : Ah ouais, ça fait longtemps qu’elle est morte celle-là...

- La jeune : Mais vous êtes tous des monstres dans cette maison !!!! Cette Maria c’était un être humain avant d’être votre femme de ménage !!!!!!

- Le jeune : T’as qu’à croire... Maria, c’est la femme de ménage en ma belle-mère... Et je te garantis qu’elle n’a rien d’humain, chez ma belle-mère c’est juste un concept...


Découvrez P!nk!

Et pour vous "Ave Mary A" version Pink. Parce que j'écoute cette chanson et je sens la bigotte en moi ouvrir grand ses bras ou alors c'est l'ange qui déploît ses ailes... Va donc savoir...

Posté par natpointg à 22:51 - RENCONTRES DU 3EME TYPE - Commentaires [16] - Permalien [#]

26 octobre 2008

DIS-MOI QUELQUE CHOSE DE TENDRE

Je n’ai pas su quoi te répondre... Si tu savais comme je me sens dépouillée de tout dans ces moments-là, les mots se mélangent, se bousculent, mais rien ne sort... Je t’ai bredouillé quelques mots ridicules et puis je suis partie bosser...

Dans la voiture, j'ai mis un cd, je me suis laissé bercer par cette musique au son épuré et j'ai enfin trouvé les mots...

J’aurais voulu faire marche arrière sur la route pour te retrouver, j'aurais voulu courir jusqu’à toi, me jeter dans tes bras et t’offrir ces mots comme on offre un bouquet de roses rouges, parce que si on attend trop, les mots se fanent.

J’aurais voulu te dire que tu m’as réconciliée avec cette partie de moi que je laissais à l’abandon depuis trop longtemps et qui me rendait si bancale.

J’aurais voulu te dire comme c’était bon de lâcher prise dans tes bras, comme c’était doux.

J’aurais voulu te dire que tu m’as donné de toi ce qu’il y avait de plus beau, sans conditions, et moi je t’ai laissé faire parce que de toi je voulais tout, ton sourire, tes gestes amoureux, tes mains, ta peau.

J’aurais voulu te dire que quoi qu’il arrive, tu ne me quitteras jamais. Tu seras toujours là, tu feras battre mon cœur plus fort, tu me souffleras le don de soi au creux de l’oreille, tu m’apprendras à aimer sans chaînes...

Oui, j’aurais voulu te dire toutes ces mots tendres que tu attendais, mais je n’ai pas su...


Découvrez Morcheeba!

Morcheeba pour vous, parce que c'est trop bon...

22 octobre 2008

MOTIVEE !!!!!!!!!!!!!!

- Alors combien hier ?

- J’ai explosé mon record !!!!!

- Classe ! Tu y as pris goût dis donc !

- Ouais... C’est trop bon...

- Je te l’avais dit... Alors combien ?

- Cinq.

- Cinq ?!!!!!

- Ça t’épate hein !

- Mais c’est nul cinq ! Moi je m’en suis tapé vingt !

- Toi ?!!!! Vingt ? J’y crois pas...

- Qu’est-ce que tu veux dire ?

- Ben c’est vrai quoi, avec ton physique ingrat, je me dis que t’as dû te gourer dans tes calculs...

- Ah oui ? Selon toi, je n’ai pas le physique pour pédaler pendant vingt bornes ?

- Pédaler pendant vingt bornes ?

- Parfaitement ! Vingt kilomètres de vélo ! Même que j’ai trop mal au... enfin à mon fondement... 

- Mais tu comptes les kilomètres que tu fais à vélo ?!!!

- Ben oui. Ça me motive...

- Il t’en faut peu...

- ... Mais toi tu comptes quoi si tu ne comptes pas tes kilomètres ?

- Ben je compte les touches que je fais ! Ça me motive tu peux pas savoir !

- ...

- Attends que je me souvienne... Trois mecs en voiture. Belles voitures, physiques alléchants...

- ...

- Un troupeau de sexagénaires à vélo, je les compte pour une seule touche les vieux sinon c’est de la triche...

- ...

- Et un samaritain qui s’inquiétait de me voir pédaler sans casque... Pffff tu me vois faire du vélo avec un casque ? Après je fais comment pour draguer ?

- ...

- Cinq touches ! J’ai atomisé mon record !!!!

- ...

- Si tu veux dimanche on se fait le tour du quartier à vélo.

- Le tour du quartier...

- Ouais, même pas peur !

- ...

- Ah lala le sport ça me donne une pêche moi !

Bleck, chose promise, chose due : une bluette limpide ! (bises à toi !)

Posté par natpointg à 21:02 - ELLES PARLENT DE KOI LES FILLES ? - Commentaires [15] - Permalien [#]

19 octobre 2008

ELLE N'A PAS EU LE TEMPS...

Elle n’a rien vu venir... C’était si doux, comme un souffle chaud qui vous enveloppe un soir d’été.

Elle s’est attachée à ton regard croisé par hasard dans les escaliers il y a quelques années. Elle s’est attachée à tes gestes maladroits, à ton sourire rayonnant, à tes mots à la dérobée. Elle s’est attachée à ton cœur à la dérive, comme on s’attache à la beauté fragile.

Tu l’appelais mon ange aux yeux verts, elle aurait voulu te donner un de ces petits noms sucrés comme on se donne des baisers dans le cou. Mais elle n’a pas eu le temps...

Elle n’a pas eu le temps de te parler d’elle, de te parler de toi, de te dire toutes ces choses qu’on dit quand on est amoureux.

Elle n’a pas eu le temps de te tenir par la main le soir dans les rues désertes, de t’embrasser sous les lampadaires, de sauter dans les flaques avec toi.

Elle n’a pas eu le temps d’aimer ta peau sous ses caresses, d'aimer ses mains sur ton visage, d'aimer ton corps contre le sien.

Elle n’a pas eu le temps de se protéger du manque, de fuir ses nuits sans sommeil à espérer te faire l'amour, de combattre la douleur de ton absence.

Non, elle n’a pas eu le temps... Puisque déjà tu t’en vas...


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Et puis pour vous Pink, parce que J'ADORE !!!!!!!! 

14 octobre 2008

MAYVA

catane_18 Je ne t'ai jamais parlé d'elle. Je ne t'ai jamais parlé de ce quartier.

C'est le quartier qui l'a regardée pousser. Gamine, elle aimait bien ces arbres et ce petit parc derrière, coincé entre le pont et l'autoroute. Là, elle respirait, elle courrait à perdre haleine, elle s’écorchait les genoux et elle grandissait à l’abri des blessures de l'enfance.

De temps en temps, elle escaladait la pente dans le parc et elle regardait les voitures passer accoudée sur la glissière de sécurité. C’était bon de se laisser transporter par le bruit des voitures qui passaient sur le pont, c’était doux de se dire « un jour moi aussi je partirai, je quitterai ce quartier sans vie, désabusé, je laisserai derrière moi le gris du pont, le noir de ses sentiments, et je ne me retournerai jamais... »

catane_01Et puis un soir, elle est vraiment partie. C’était trop tôt... Il faisait nuit, la pluie se mélangeait à ses larmes et le vide creusait déjà à l’intérieur d’elle. Elle a franchi le pont, elle pris l’autoroute et elle ne s’est jamais retournée.

Tu vois, ce quartier est devenu son no man’s land. Après les affrontements, il ne reste jamais rien, tout est mort, même les couleurs ont disparu. Elle ne revient jamais par ici.

Non, je ne t’ai jamais parlé d'elle. A quoi bon remuer les souvenirs ? Je ne t'ai jamais parlé de ce quartier non plus...

catane_04Pourtant, c'est là que tu étais l’autre soir... Tu attendais qu'elle te rejoigne sur ce pont et je t'assure qu'elle était là, si près de toi... Pour elle, tu as remis de la couleur sur le pont, tu as remis du vert dans les arbres...

Tu lui as montré l’enfance avec de la couleur et ça l'a rendue tellement plus douce...

(Merci à Schuppette pour ses photos... J'espère que les mots seront à la hauteur de ton regard)