Les bluettes de NatpointG

Toi qui entres chez moi par inadvertance, je dois te prévenir que ce blog n’est pas mon journal intime (quoi ça y ressemble ?!), qu’il n’a aucune prétention littéraire, si ce n’est celle te faire sourire. Je sais, c'est pas gagné...

01 septembre 2007

VACANCES A PANAME

Oh mon dieu c'est le paradis ici !!!!

L’eau bleue turquoise, le sable blanc à perte de vue, les palmiers que le vent a courbés. C'est vraiment des vacances de rêve !!!

Je pourrais vivre ici une éternité. Loin de la ville, de ses embouteillages, loin de la foule qui m’oppresse. Tout larguer, pour sentir le sable chaud caresser ma peau hâlée, le vent dans mes cheveux dorés.

Ce type là, sur la plage, qu’est-ce qu’il est beau ! Mais... Il me regarde !!! Oh merde, je ne me suis pas maquillée !!!! Il vient vers moi...

Oui, je pourrais vivre ici une éternité. Je changerai de vie, de vêtements. Fini les jeans taille basse inconfortables, fini les tops trop étroits pour mon opulente poitrine. Je m’habillerai d’un rien, je changerai de prénom. On m’appellera Samedi dorénavant (Je sais c’est pourri comme prénom, mais c’est Robinson Crusoé qui a commencé...). Non, on ne m’appellera pas. Ce coin de paradis sera inconnu de tous. Enfin, pas de tous, il y a ce bel adonis. Nous vivrons l’amour, le vrai. Chaque matin, mon adonis m’abandonnera quelques heures pour pêcher notre déjeuner. Pendant ce temps, je composerai une ode à sa gloire que je lui chanterai à son retour. Ce sera merveilleux !!!

- Bon qu'est-ce que tu fous ?
- Je choisis une carte postale pour ma mère...
- Et tu vas lui envoyer une carte postale d'une plage où tu n'iras jamais ?
- Pourquoi pas...
- Bon, magne-toi, pour aller à la Tour Eiffel, y a une heure de métro !

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29 mai 2007

ANDALOUSIE

Je le savais... Je l’ai dit à ma femme « on a oublié quelque chose »... Et voilà, j’ai oublié mon dictionnaire bilingue ! Comment je vais faire maintenant ?!!! Merde...

Papir, paper, et en espagnol, comment ça se dit papier toilette ? De toute façon je me vois mal ouvrir la porte des chiottes avec mon jean sur les genoux pour demander du PQ au patron du bar...

Quand je pense qu’à la maison, je fais la chasse aux gamines « je vous ai déjà dit que le dernier qui finit le papier toilette remet un rouleau neuf ! ». Je suis vraiment dans la merde... Et ce n’est pas une métaphore... Si j’arrive à sortir d’ici, j’étranglerai le con qui n’a pas remis de rouleau neuf...

Bon réfléchissons. Je suis là depuis un quart d’heure, normalement ma femme va bientôt lâcher sa bière, venir voir ce qui m’arrive et me sortir de l’impasse... Tu parles, si elle avait remarqué mon absence, elle serait déjà venue...  Au secours !!!!!!

Allez pas de panique, il y a forcément une solution. Je vais ouvrir discrètement la porte, appeler ma femme « psssss... chérie... ». Pffff, elle ne m’entendra pas de là bas. Ou alors, je vais me jeter par terre avec mon bénard sur les genoux, ramper jusqu’à la table de ma femme, lui demander des mouchoirs, et faire le chemin inverse. Je suis coincé... Il n’y a rien ni personne qui pourrait me sortir de là... Seulement le rouleau vide et moi...

Le rouleau, mais bien sûr !!! Quand j’étais môme, je jouais à détacher les différentes couches cartonnées du rouleau... Deux couches, c’est tout ?!!!

La prochaine fois que je pars en vacances à l’étranger, je n’oublierai pas mon dictionnaire bilingue. A défaut de l’utiliser pour communiquer, il pourra toujours me tirer d’une situation délicate...

Afin de ne pas choquer les âmes sensibles, cette histoire (véridique) a été édulcorée.

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18 avril 2007

OH MON BATEAU

Cette année, on est parti en vacances avec le bateau. Ce n’est pas un yacht, nous sommes restés humbles... Enfin, moi si on m’avait demandé mon avis, j’aurais choisi le yacht, mais qui me demande mon avis ?!!! Alors va pour une barcasse...

A peine arrivés, on a sauté dans nos maillots de bain et on a mis le bateau à l’eau. Les enfants adorent faire du bateau.

- Maman, y a combien de gilets de sauvetage ?

- Enfin ! Il y en a pour tout le monde ! Tiens enfile le tien...

- Papa, tu vas pas trop vite cette fois !

- Pffff... Mais oui, tu me connais.

- Oui...

C’est dingue ce manque de confiance de nos enfants...

- Allez les enfants, montez dans le bateau !

La mer avait quelques moutons, mais Chéri avait tellement envie d’en découdre avec les éléments... A la sortie du canal, il a commencé à accélérer, histoire de nous mettre l’eau à la bouche. En fait d’eau à la bouche, c’est en pleine poire qu’on a pris la première vague. Ça a fait rire les enfants. Deux secondes. Parce qu’une autre vague est passée par-dessus le bateau. Et puis une autre. Après on ne les a plus comptées... On essayait juste de se tenir à ce qu’on pouvait pour ne pas passer par-dessus bord et vomir notre estomac. Un des enfants a commencé à flipper, il s’est accroché à mon maillot de bain comme une moule à son rocher. J’ai dû me battre pour récupérer mon bout de tissu... Chéri lui, s'amusait comme un fou, il avait ce regard de môme qui me fait fondre comme un caramel (mais bizarrement pas cette fois...)

Quand je lui ai demandé de ralentir, il m’a gentiment expliqué que plus vite on passerait dans les vagues moins on souffrirait du mal de mer et plus vite on serait rentrés... Forcément...

Une demi-heure plus tard (Chéri avait raison), on est rentré au port. Mais on ne ressemblait plus à rien. Les enfants étaient transis de froid, cloués sur leur siège par un gilet gorgé d’eau, la mine défaite. Moi, j’avais du rimmel plein les joues et des traînées de sel sur tout le corps. Et mes cheveux... De vulgaires spaghettis écrasés ça et là sur mon visage... Mais nous sommes restés dignes... Enfin, pas longtemps... Parce que dans le canal Chéri n’a pas vu le rocher qui affleurait la surface de l’eau... Et on s’est échoués comme des baleines sur ce rocher, avec de chaque côté des pêcheurs qui nous regardaient amusés...

Les petits ont commencé à crier « on va couler »... Après je ne sais plus... Je crois que je me suis laissée glisser du siège pour ramasser ma dignité et j’ai attendu des éléments plus cléments...

Le lendemain, quand Chéri a remis le bateau à l’eau, il n’a trouvé personne pour l’accompagner... Avec les enfants, on a préféré aller faire des pâtés sur la plage, question de dignité...

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02 mars 2007

LE CAMPING CAR DE BARBIE

Ils sont marrants les camping-caristes, dès qu’ils croisent une autre maison ambulante, ils se font un petit signe, amical. Il y a même des couples qui s’entraînent à faire coucou en même temps, c’est trop la classe !

Cette année, nous aussi on est parti avec notre maison sur le dos. Les enfants rêvaient d’océan, de plages immenses, de balades à cheval, de promenades à vélo dans l’arrière pays, nous on rêvait de liberté, quelques huitres, un verre de blanc, que demander de plus ? Le soleil... On a oublié de demander du soleil ! Les petits voulaient voir l’océan. Ils s’y sont baignés... une heure... Après il s’est mis à pleuvoir sans discontinuer... Deux jours de pluie, et six personnes enfermées dans un camping-car de dix mètres carrés. Allez, on rentre chez nous, les Landes, c’est beaucoup trop hostile...

Mille bornes dans un sens, mille dans l’autre... Enfin, le Sud Est, chez nous, la Méditerranée ! Pourquoi, on ne peut pas poser notre maison sur la plage ? Et là ? Non plus... Ben là alors ? Non ? Attendez, il y a une méprise ! Nous ne sommes pas des gens du voyage. Bien sûr, les petits sont échevelés et leur peau est mate, mais on vous assure que... Vous vous en foutez ? Mais où voulez-vous qu'on se mette alors ? Là ?!!! Sur ce parking ?!!! Comment, c’est ça ou rien ? D’accord, d’accord... On s’est installé sur un beau parking, entre des allemands, des hollandais et quelques anglais. Nos voisins avaient charrié tout leur confort... Une table en kit, un paillasson, un chat, une plante verte... Respect...

C’est super bien foutu les camping-cars, il y a tout le confort... en miniature. La cuisine de Barbie, la salle de bain de Barbie, le lit de Ken et Barbie, les lits des enfants de Ken et Barbie. C’est un peu... petit... quand tu ne ressembles pas à Barbie. Et moi j’ai plutôt le physique de Rica Reinisch... mais il n’y avait pas le modèle pour nageuse est allemande...

Le matin, on attend que tout le monde soit levé pour déjeuner parce que la table de Barbie est rangée sous un lit. Si un gamin sort les jambes de son lit superposé, il a un pied dans le placard à biscottes, un autre par la fenêtre.

Chaque jour, il faut vider le réservoir des toilettes et se partager les vingt litres d’eau que contient la réserve de Barbie. Vingt litres d’eau, quelle crado cette Barbie... On étend nos petites culottes et nos serviettes sous le nez du voisin. Mais il y a la mer, et la joie de nos enfants...

Cette année, on voulait s’offrir de nouvelles vacances, hors des sentiers battus. On n’a pas été déçus...

Posté par natpointg à 00:17 - VIVE LES VACANCES ! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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