09 juin 2008
OUI
13ème défi avec les mots de Caro : mariage, surprise, New York.
On s’était dit qu’on le ferait un jour, on se l’était dit et on avait oublié...
On s’était dit qu’on le ferait un jour comme on se dit qu’on aura des lendemains la main dans la main, des enfants, une fille et un garçon, une belle maison à la campagne, loin de la ville et de ses embouteillages. On s’était dit qu’on le ferait... Et c’était tellement doux d’y songer.
C’était la Saint Valentin, il se tenait là, face à moi et aucun son ne voulait sortir de sa bouche. Il m’a tendu un petit paquet joliment emballé. Il se frottait les mains nerveusement, dans son regard quelque chose avait changé.
J’ai défait le petit nœud rouge, déchiré le papier cadeau et là j’ai senti qu’à l’intérieur mon cœur faisait des bonds dans tous les sens.
Il m’a souri doucement et m’a dit alors ? Tu dis oui ?
Oui ? Oui à quoi ?!!!!
Les mots sont parfois si facétieux... Ils se mélangent, ils se cachent, on en cherche un et puis c’en est un autre qui nous vient...
Alors il a reformulé sa demande. Est-ce que tu veux m’épouser ? Est-ce que tu veux être ma femme ?
Et là, les mots me sont revenus...
Oui je veux croiser ton regard le matin, oui je veux passer mes nuits dans tes bras, oui je veux que la vie à tes côtés soit une éternelle surprise, oui je veux t’aimer, oui je veux m’envoler vers New York avec toi, oui je veux de ce mariage, oui je veux que tu sois mon mari et moi ta femme.
Oui je veux tout ça avec toi.
PS : Spéciale dédicace à Caroline et Alexandre. En attendant de fêter ça à vos côtés, cette petite bluette pour vous deux, j’espère qu’elle vous ressemble...
Et puis Norah Jones, parce que c'est doux comme une caresse
24 mai 2008
C'EST TA FETE
13ème défi avec les mots d’Elodie : incognito, créativité, soutien-gorge
- La créativité de ces petits m’étonnera toujours...
- L’année dernière, j’ai eu un collier de pâtes...
- Et moi une sorte de tableau en carton avec des bandes de plâtre collées dessus...
- Tu as eu de la veine toi.
- Pourquoi ?
- Parce que ma fille a voulu que je mette mon collier de pâtes pour aller bosser.
- Et tu l’as fait ?
- Tu crois que j’avais le choix ? A la fin de la journée, j’avais des morceaux de pâtes plein le soutien-gorge...
- Ah ouais...
- Et franchement moi qui préfère passer incognito au boulot, je me suis fait remarquer, ça a fait rire tout le monde...
- Je comprends...
- ... Au fait, tu sais qui a institué la fête des mères ?
- Non.
- C’est Pétain qui l’a instituée en 1941 et tu sais pourquoi ?
- Non.
- Parce qu’il voulait revaloriser le rôle de la femme au foyer. En fait, il voulait encourager la procréation pour repeupler la France...
- Non ?
- Et si...
- On devrait en parler à la maîtresse des gamins.
- Tu crois ?
- Ben oui, peut-être que si on lui expliquait l’origine de cette fête, elle n’inciterait plus nos minots à nous fabriquer toutes ces horreurs...
Malgré son origine (tout n’est pas parfait hein), je souhaite une bonne fête à toutes les mamans ! A celles qui ne sont pas mamans, par choix ou parce que la vie en est ainsi, vous échappez au collier de pâtes chaque année et ça ce n’est pas juste !!!! Mais je vous embrasse aussi !
Et une petite pensée particulière pour Sophie ! Bonne fête des mères et bonne Sainte Sophie !
21 mai 2008
LES BETISES
12ème défi avec les mots de Mr + : batracien, salamandre, touage (quoi il y est touage !)
- Dilan, arrête de jouer avec le polystyrène ! Y en a de partout !
- Mais c’est joli maman, ça fait comme de la neige !
- Tu ferais mieux de ranger ta chambre...
- Moi quand je serai grand j’aurais un touage. Comme toi !
- Hein ?
- Un touage !
- C’est un tatouage... Et quand tu seras grand, j’espère bien que tu ne te feras pas tatouer.
- Pourquoi, toi t’en as un.
- J’ai aussi des bagues et des boucles d’oreilles. Tu veux des boucles d’oreilles ?
- Ben non c’est pour les filles.
- Ben les tatouages, c’est pareil, c’est que pour les filles (on peut leur faire avaler n’importe quelle couleuvre à ces minots...)
- C’est quoi ton touage ?
- Tatouage ! C’est une salamandre.
- C’est quoi ?
- Un batracien, un peu comme un lézard.
- Beurk, c’est dégueu.
- Mais non c’est pas dégueu, la salamandre ça symbolise l’immortalité...
- Ça veut dire quoi ?
- Ça veut dire qu’on ne meurt jamais.
- Mais si tu te laves, il va partir ton tatouage et après tu vas mourir !
- Mais, non je ne vais pas mourir... Et puis, un tatouage, c’est comme les coups de feutres sur tes tee-shirts, ça ne part plus...
- Alors c’est une bêtise ?
- Oui, c’est une bêtise...
18 mai 2008
LES PORTES DE TON PARADIS
11ème défi : avec les mots de Bleck : Chérie, Grafenberg, bicyclette. Merci à Bleck pour ces jolis mots dédiés aux femmes.
- Pfff, c’est la misère ce soir, y a pas un mec pour nous faire danser sur une si belle chanson. Tu reconnais ?
- Oui. C’est Sexual Healing.
- Tu te rends compte, des milliers de gens ont fait l’amour sur cette chanson ! Trop romantique...
- Tu trouves ça romantique un mec qui chante « je suis chaud comme un four » ?
- Non Marvin Gaye n’a pas pu chanter ça !
- Si, il l’a fait...
- Oh mon dieu ! Plus jamais, tu m’entends, plus jamais je ne...
- J’entends bien...
- Dis, si t’étais un homme, là maintenant, tu ferais comment pour me séduire ?
- Je te ferais danser sur Frédéric François... C'est simple, c'est frais, c'est en français !
Pfff...
- Allez t'énerve pas ... Si j’étais un homme...
- Oui...
- ... Moi si j’étais un homme, je t’inventerais des premières fois pour qu’elles n’appartiennent qu’à nous deux. Je t’emmènerai loin d’ici, là où personne ne va plus, toi et moi seuls sur une bicyclette dans les chemins escarpés de l’arrière pays, ton rire qui couvrirait le chant des oiseaux, tes cheveux qui caresseraient mon visage, ma poitrine contre ton dos et l’odeur de ta peau qui m’enivrerait. Je te donnerais un de ces petits noms ridicules qui a le goût du sucre et la naïveté des amours naissantes. Ma Chérie, mon amour, mon cœur, ma douce, ma belle, ce que tu voudras...
- Attends, je réfléchis...
- Si j’étais un homme, je revisiterais le Kamasutra dans tes bras, je chérirais chaque jour Grafenberg de m’avoir ouvert les portes de ton paradis. C’est tellement beau une femme qui s’abandonne, sa nuque renversée, son corps qui se cambre, son souffle court.
- C’est qui Grafenberg ?
- Ton point G, c’est lui.
- Si c’était lui je m’en souviendrais hein !
- Je te dis que le point G c’est lui. Grafenberg a été le premier à s’intéresser au plaisir féminin.
- Et ben, c’était pas trop tôt...
- Il a découvert une zone super érogène chez la femme et il l’a appelée le point Grafenberg.
- Ah d’accord... Tu sais, j'aime bien quand tu me parles de moi...
- ...
- Dis t’es sûre que t’es pas un mec ?
- Tout à fait sûre.
- Dommage...
- Et oui...
12 mai 2008
NE ME DEMANDE PAS
10ème défi : avec les mots de Maky : femme, retard, rêve, rire.
Je veux bien te parler de moi, de ma vie, avant toi.
Je veux bien te parler du temps qui passe, de mes matins quand je ne sais plus sourire.
Je veux bien te parler de tout ce que je ne dis pas, de ma vie qui prend du retard, parce que l’enfance ne me quitte pas.
Je veux bien te parler de la femme que je suis, de celle que je voudrais être.
Oui tout ça je veux bien t’en parler.
Mais ne me demande pas pourquoi quand tes yeux cherchent les miens, je n’ai plus les mots.
Ne me demande pas pourquoi ça cognait si fort à l’intérieur de moi quand tu m’as dit samedi que tu aimais être unique dans mon cœur.
Ne me demande pas de te chasser de mes rêves, parce que tu es avec moi où que j’aille.
Ne me demande pas de renoncer à ton rire dans nos vapeurs d’alcool.
Non ne demande pas toutes ces choses-là, parce que ces choses-là, je ne me les explique pas.
05 mai 2008
LE LUNDI AU SOLEIL
9ème défi : Avec les mots de François : farniente, sakura, macrophage, neurasthénie. Punaise, là j’ai sorti mes deux dictionnaires !
- Qu’est-ce que t’as fait hier ?
- Ben moi, tu sais le dimanche, c’est farniente... J’en profite toujours pour faire un peu de rangement, je trie mes papiers en retard et puis je repasse.
- Ah oui, farniente quoi...
- Alors en six lettres : symbole de beauté éphémère au Japon. Ça commence par SA.
- Sandie !
- ...
- Quoi, elle commence franchement à décatir la Sandie !
- Au Japon je t’ai dit...
- ... Ben je vois pas... Regarde à la fin y a les réponses.
- Sakura.
- Sakura ? C’est un prénom ?
- Wouahh tu m’épates toi ! Oui dans le Larousse, ils disent que c’est un prénom et aussi un cerisier d’ornement.
- Je sais, je suis trop forte...
- Ah oui ? Alors en dix lettres : Globule blanc qui détruit de grosses cellules. Ça finit par PHAGE.
- Phage ? En phage, je connais juste anthropophage, c’est le gamin qui me l'a appris l’autre fois...
- Ah oui, celui que tu as mordu...
- Bon ça va... Alors c’est quoi le mot.
- Macrophage.
- Pas facile à placer celui-là...
- ... Tu sais qu’il y a des gens que ça déprime le lundi ?
- Ah bon ?
- J’ai entendu ça ce matin à la radio. Un français sur deux souffre de neurasthénie à l’idée de travailler le lundi.
- Pffff, ils sont jamais contents ces français...
- Ouais, trop bizarre... Quelle heure il est ?
- Dix heures.
- Je te paye un café ?
- Ah oui je veux bien, j’en ai marre de bosser.
30 avril 2008
ATAVISME
8ème défi : Avec les mots de Tatiana (Vacances, vague à l’âme, pirouettes)
- Maman, pourquoi t’es toujours triste quand on part en vacances ?
- J’ai l’air triste ?
- Oui.
- Tu verras une fois arrivés, tout ira bien, c’est juste que partir me rend triste...
- Mais on part en vacances !
- Je sais, mais c’est comme ça, ça me vient de ta grand-mère, elle avait horreur des départs...
- C’était bien les vacances quand t’étais petite ?
- Je ne m’en rappelle plus.
- C’est vrai ?!!
- Oui... C’est pas très vieux, mais j’ai presque tout oublié.
- ...
- Les seules vacances dont je me souvienne, c’était au bord d’un lac, je ne sais plus où. Je me souviens du ciel trop bas, de la brume qui s’accrochait aux murs des bungalows, il fallait attendre dix ou onze heures pour apercevoir le soleil.
- T’avais quel âge ?
- Onze ans, peut-être douze. L’après-midi, on se baignait et puis on partait en pédalo faire le tour du lac.
- C’était bien ?
- Oui c’était bien. Parce que ta grand-mère était heureuse pour une fois...
- ...
- Je ne sais pas pourquoi, elle a toujours eu le vague à l’âme... Elle portait la misère du monde sur ses épaules et c’était bien trop lourd pour elle.
- ...
- Elle était belle quand elle était heureuse, tu sais. J’aimais l’entendre rire, voir son regard clair briller. J’aimais son sourire et ses mots tendres. Mais ça ne durait jamais...
- ...
- Bon, tes affaires sont prêtes ?
- Yes !
- Alors en voiture mauvaise troupe ! A nous la plage, à nous les pirouettes dans le sable !
28 avril 2008
LE SENS DES MOTS
7ème défi : Avec les mots de Murmure (emblaver, sacro-sainte, impondérable)
- Alors, tu me conjugues le verbe emblaver à l’imparfait et au passé simple.
- Le verbe quoi ?
- Emblaver.
- Mais je connais pas ce verbe !
- Justement. Tu dois enrichir ton vocabulaire. Emblaver, ça veut dire semer.
- Ben alors j’ai qu’à conjuguer semer.
- Non. Emblaver.
- Pfff... c’est trop dur...
- Mais qu’est-ce que tu crois ?!! Que c’est facile pour les paysans d’emblaver la terre ?
- ...
- Ces gens-là se lèvent aux aurores pour nous ! Qu’il pleuve ou qu’il vente, ils travaillent la terre sans relâche, saison après saison.
- Mais...
- Sans eux, il n’y aurait pas de blé et sans blé, il n’y aurait pas de baguette de pain. Et sans notre sacro-sainte baguette de pain, nous ne serions plus tout à fait français !
- ...
- Bon, fais tes conjugaisons, moi j’ai une bluette à préparer...
- Maman ?
- Quoi ?
- Ça fume dans le four...
- Oh merde mon rôti !
- ...
- Tu vois, ça c’est ce qu’on appelle un impondérable.
- Ben papa, il dit que c’est une habitude...
23 avril 2008
LE CADEAU IDEAL
C’était samedi soir, le vin était bon, elle était assise à côté de moi... Elle m’a dit « pas cap » et moi j’ai répondu « Cap ». Elle m’a filé trois mots et je lui en ai filé trois aussi.
Cette petite, c’est ma nièce, pas ma nièce dans la vraie vie mais ma nièce de cœur. Elle n’a que seize ans mais déjà je trouve que son écriture est mature et drôle.
Alors voici, pour vous, la bluette de Tiffany ! Moi j’ai adoré ! (enfin au début j’ai bien cru qu’elle parlait de sa mère ou de moi... Mais elle m’a juré que non...)
Trois mots : Parangon, talé, sex toy (je sais je suis perverse...)
Son anniversaire approche… Que peut-on souhaiter à une femme qui atteint la cinquantaine ?
C’est pas quelque chose que l’on peut souhaiter de façon joyeuse, je me trompe ? Enfin de toute manière, faudra bien faire un truc…
Mais peut-on faire la fête avec une femme de tout juste cinquante ans, à qui son mari vient de demander le divorce après 37 ans d’une union apparemment heureuse ? Est-ce possible de souhaiter un joyeux anniversaire à une femme talée qui est délaissée par ses enfants, parce que c’est une chieuse ? Non je ne pense pas… On ne peut pas lui souhaiter un « joyeux » anniversaire dans ces conditions…
Mais peut-être qu’un petit bidule bien choisi, permettrait de marquer cette date sans pour autant la brusquer… C’est vrai qu’en ce moment elle est un peu sensible… Non, pas sensible. Violente. Elle ne supporte rien… Même pas un « bonjour », d’ailleurs occasionnellement on lui dit : « mauvais-jour »… Malheureusement, ce n’est plus occasionnel, c’est devenu une habitude…
Bon le cadeau idéal… Quelque chose qui pourrait la remettre d’aplomb, sans pour autant la forcer… Quelque chose d’utile, mais de discret… Quelque chose qui ne lui rappellera pas son mari… Ni ses sales gosses… Ni ses cinquante ans… Ca existe un tel cadeau ? C’est fou ! Est ce que tout le monde se fait autant chier pour ses amis ? Ou suis-je un parangon parfait de la connerie extrême ? On peut se le demander, vu ce qu’elle m’a acheté pour mes 25 ans…
Bon en même temps on n’a pas le même âge… Elle, vieille, flétrie ; Moi, jeune et belle… Evidemment ça fait une sacrée différence…
Mais malgré cela c’est mon amie. Je dois trouver quelque chose ! Bon… Internet… « Cadeau pour amie dépressive »… Euh… Mouais, je sais pas… Quoique… Ca ne lui rappellera pas ses enfants parce qu’avec eux elle ne prend pas que du plaisir…
Ça lui permettra de se sentir jeune… Et son mec c’est une brèle au pieux, et je sais de quoi je parle… Ca me paraît être le cadeau parfait… C’est pas mal, non ?
Un sex-toy, ça sera impeccable…
21 avril 2008
SI TON HOMME ETAIT... TU SERAIS
Alors je vous ai manqué ? Allez je suis revenue !
Petite bluette avec les mots de Schupette (scarabée, loup garou), Calou (haut-parleur, cassoulet, prise électrique), Minipoucine (culpabilité, chaussettes, GPS, papillon, orgasme, camembert). Pffff pas fastoche tout ça !
- Alors si ton homme était un animal, il serait ?
- Un scarabée.
- Une blatte ?!!!
- Pfff... Un scarabée je te dis !
- ...
Tu vois en chaque homme, il y a une part féminine et une part masculine. Le scarabée en serait la représentation, un substantif masculin qui s’écrit au féminin, tu comprends ?
- Non. De toute façon, ça y est pas scarabée dans les propositions...
- Montre-moi ton bouquin. Mmm... Va pour loup garou alors... Puissant, agile, féroce...
- Alors, tu as un carré. Si ton homme était un sentiment ?
- La culpabilité. Pour changer...
- Un rond. Si ton homme était un objet ?
- Qu’est-ce qu’il y a comme réponse ?
- Haut-parleur, prise électrique, GPS.
- C’est quoi ce test ?
- Cherche pas, c’est scientifique. Alors ?
- Un GPS. Comme ça il saurait où trouver mon point G et je ne passerai pas à côté de l’orgasme...
- Pas faux. Un triangle... Si ton homme était une gourmandise ?
- Mmmm j’hésite... Un morceau de camembert avec un verre de rouge, c’est le bonheur ! Non finalement, je vais prendre le cassoulet. C’est bon sur le moment, mais qu’est-ce que c’est pesant...
- Une étoile. Si ton homme était un tue l’amour ?
- Les chaussettes. Un homme qui te fait l’amour en gardant ses chaussettes, je te jure, ça tue l’amour...
- Un carré. Si ton homme était une conséquence ?
- Il serait l’effet papillon. Petite cause, grands effets...
- ...
- ... Alors je suis quel type de femme ?
- Pffff deux carrés, un rond, deux triangles, une étoile... Moi je dirais que tu es une femme amazone.
- Ah ouais c’est classe ! Non ?
- Ben en gros, ça veut dire que t’es casse-burnes...
