Les bluettes de NatpointG

Toi qui entres chez moi par inadvertance, je dois te prévenir que ce blog n’est pas mon journal intime (quoi ça y ressemble ?!), qu’il n’a aucune prétention littéraire, si ce n’est celle te faire sourire. Je sais, c'est pas gagné...

27 février 2008

MONTRE-MOI TON FORFAIT JE TE DIRAI QUI TU ES

- Je n’irai pas.

- Ecoute, on s’est tapé deux heures de route pour faire du ski, alors maintenant qu’on y est, on va skier !

- Jamais, tu m’entends JAMAIS je n’accrocherai ce truc à mon blouson !

- Pourquoi ?!!!

- Parce que, je ne peux pas, c’est une insulte à ma féminité !

- Chérie, c’est juste un forfait...

- Non c’est pas juste un forfait ! C’est toute ma beauté qu’on saccage ! Et je ne mérite pas ça !

- ...

- C’est vrai quoi je suis plutôt bien roulée... Je suis mince, ma blondeur est opulente (oui la blonde a toujours une grosse poitrine et une taille de guêpe, c’est comme ça...), mes yeux sont clairs (la blonde a aussi les yeux clairs, faudra vous y faire...). Mais dis quelque chose !

- Glauques.

- Quoi glauques ?

- Tes yeux, leur couleur c’est glauque.

- Pauvre type...

- Bon on y va ?

- Non.

- Punaise ! C’est quand même pas un bout de papier qui va t’empêcher de skier !

- Et ben si justement ! Si j’accroche ce truc à mon blouson, je ne m’en remettrai pas...

- Chérie, c’est juste un petit bout de papier...

- Non ce n’est pas juste un petit bout de papier ! C’est un vilain petit bout de papier avec quatre vilaines petites lettres inscrites dessus !

- Mais c’est un code pour éviter les fraudes...

- ... Tu vois, je veux bien me faire traiter de morue quand je fais une queue de poisson à un sale type, mais là, non, je ne peux pas...

- ...

- Passer ma journée avec le mot THON inscrit sur mon forfait, non vraiment je ne peux pas !

Pour ceux qui penseraient que je passe mon temps à raconter n'importe quoi, regardez plutôt :

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16 octobre 2007

MARATHON MAN

- Allo nath ? Alors comment ça va avec... comment il s’appelle déjà ?
- Jissé.
- Ah oui Jean-Claude...
- Ça va hein, c’est pas de sa faute si sa mère adore Jean-Claude Vandamme !
- Alors comment il est ton Vandamme ?
- Hyper sérieux.
- Génial, ça doit te changer !
- Ah oui, il ne boit pas, il ne fume pas, un vrai athlète.
- Oh la poisse... Mais il a bien une ou deux qualités ?
- Il mange des légumes...
- Super ! Et sinon, il est... performant ?
- Oh lala ne m’en parle pas, un vrai marathonien ! Avec lui, c’est tous les jours, matin, midi et soir.
- Hein ? Mais il prend des trucs pour tenir aussi longtemps ?!!!
- Ben non, il est endurant c’est tout.
- Tu sais que tu as de la chance toi !
- Tu crois ?
- Bien sûr que je crois ! Un mec qui te fait l’amour tous les jours, matin, midi et soir, ça ne court pas les rues.
- L’amour ?
- Ben oui.
- Ah mais non, il ne peut pas en ce moment, il prépare son marathon, alors il court matin, midi et soir...

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23 mars 2007

LA PREMIERE FOIS

Il paraît que c’est merveilleux. La première fois.

Moi la première fois, j’ai vraiment eu les pétoches. Si j’avais pu, j’aurais pris mes jambes à mon cou pour m’enfuir, mais je n’ai jamais été très souple...

La première fois, je me suis posé mille questions : ai-je fait le bon choix, est-ce que j’ai raison de me jeter dans le vide à corps perdu ? Est-ce que je vais toucher les étoiles ou descendre en chute libre jusqu’en enfer ?

C’est important la première fois. On n’en a qu’une. Alors forcément mieux vaut être prête.

Moi, la première fois, je me suis préparée comme les athlètes de haut niveau. Je me suis documentée, entraînée, j’ai mémorisé toutes les figures possibles. En duo, en trio, en groupe. C’est possible ça ? Ah bon... J’ai fini par maîtriser mon sujet sur le bout des doigts. Je n’ai rien laissé au hasard, jusqu’à mes vêtements. Pour la circonstance, j’avais acheté une sublime combinaison kaki (c’est la mode le kaki) très près du corps.

Et quand le grand jour est arrivé, j’étais terrorisée comme une enfant. Mon petit cœur s’est affolé, mes jambes se sont débinées. Mais il était, tout contre moi, je pouvais sentir sa douceur sur ma peau. On a fait le plongeon ensemble. Après je ne sais plus. Je planais entre ciel et terre.

Je l’ai regardé changer, s’ouvrir comme une fleur au matin. Plus rien n’avait d’importance. Seulement lui et moi. Il me protégeait, je le dirigeais. C’était... magique.

Bon l’atterrissage est toujours un peu violent, forcément quand on descend du ciel...

La première fois, c’est... merveilleux. Oui, sauter en parachute pour la première fois, c’est le pied.

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09 mars 2007

PONCHERELLO

J’ai rencontré un motard. Un vrai. Le Poncherello de mon enfance. Grosse machine, énorme potentiel. Le genre de pilote qui conduit sur la route comme on roule sur un circuit, à fond... Il double à droite, il double à gauche, il double. Dans les courbes, Ponch met un maximum d’angle, pour faire frotter les cale-pieds et crâner devant les filles. Aux radars qui immortalisent son excès de vitesse, il fait coucou. Ponch s’il fait preuve d’incivisme n’en demeure pas moins poli...

Ponch a une grande famille, ses amis motards. Quand il croise l’un d’eux, il leur fait un signe de main. La gauche, parce que la droite, c’est celle qui « essore la poignée ». Ou alors un signe de tête. Sinon, un signe de la jambe. La droite cette fois... Attention, jamais les trois en même temps, trop dangereux !

Ponch aime les filles. Surtout celles qui collent leur opulente poitrine contre son dos poilu et s’accrochent à sa combinaison de cuir. Qui écoutent avec amour et force patience l’interminable description de l’engin mécanique. « Tu vois, ça c’est une Ducati, la Ferrari de la moto. Modèle Monster. Bicylindre en L. Du couple et de la puissance. Ecoute son bruit envoûtant. C’est beau non ? » Quelle poésie... 

Ponch aime aussi montrer aux filles ses blessures de guerre « Tu vois, cette cicatrice là ? Une fracture ouverte sur la route du Mans. Et là, mon genou, c’était sur une route d’Ardèche. Du gravier. Là, les marques sur ma cuisse, un circuit dans le Sud. » Oh là là Ponch, toutes ces blessures !!!

Ponch est un éternel gamin. Oui... comme les enfants, ses yeux brillent devant le dernier joujou motorisé, comme les enfants, Ponch est abonné à sa revue préférée. Quatre vingt pages de photos de bécanes, et trois fois rien de texte. Quel pied ! Comme les enfants, un filet de bave pend à la commissure de ses lèvres, particulièrement lorsqu’il croise une paire de cuisses appétissante. Comme les enfants, son sourire est... édenté... Une chute dans le Vercors... Comme les enfants, il attend que ses dents repoussent. Oui Ponch est un éternel gamin....

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20 février 2007

FEMME DE FOOTBALLEUR

Moi, j’ai toujours aimé le football. Gamine, je collectionnais les autocollants de footballeurs et le soir quand je les collais dans mon album Panini, je savais qu’un jour j’épouserais un footballeur. J’attends...

Ils sont beaux les footballeurs, hein ? Moi, celui que je préfère c’est Zizou. Zinedine Zidane !!! Qu’est-ce qu’il est beau... J’espère qu’un jour, il acceptera de poser pour un calendrier, vous savez comme les rugbymans... Non, c’est pas du voyeurisme ! C’est juste que je veux mieux le connaître, plus intimement quoi !

Tout à l’heure, en traversant la route, j’ai croisé le regard d’un homme au volant de sa voiture. C’est dingue ce qu’il ressemblait à Zizou. Il m’a souri, alors moi comme je suis polie, je lui ai souri aussi. Et puis j’ai continué mon chemin en rêvant à Zizou. Sauf que dans la rue d’après, le sosie de Zizou était encore là, il m’a de nouveau souri, et moi toujours aussi polie, je lui ai rendu son sourire. Quand je suis arrivée au boulot, il était là aussi... Je suis montée au premier, j’ai fait la bise à mes collègues, j’ai pris une tasse de café, et puis j’ai jeté un oeil par la fenêtre. Toujours là !!!! Mais qu’est-ce qu’il veut ?!!!

Un quart d’heure plus tard, n’en pouvant plus de le voir attendre au pied de l’immeuble, je suis descendue pour lui demander ce qu’il voulait. Le sosie est sorti de sa voiture, et là, j’ai vu le truc le plus... Comment dire ? En fait, ça ne tient pas dans un seul mot. C’était horrible, gigantesque, et... ringard... Ce type portait des chaussettes de tennis dans ses mocassins... Mais le pire, c’était la taille de ses chaussettes. Démesurées ! De deux choses l’une ou il les avait achetées au mètre chez Toto Soldes ou c’est sa grand-mère qui les lui avait tricotées ! Je suis sûre que ce type ne les quitte pas au lit... Un fétichiste, c’est bien ma veine...

Nous avons parlementé dix minutes. Lui « allez, rien qu’un café », moi « non vraiment, c’est gentil à vous mais je ne suis pas libre » (je ne veux pas que l’on me croise avec tes chaussettes et puis je me réserve pour Zizou !). Ce type commençait à me gonfler sévère. Et puis je ne sais pas ce qui lui a pris, il m’a demandé si j’avais une sœur ? Moi, aimable « oui pourquoi ? », lui « Elle est libre ta sœur ? » Alors moi, ni une ni deux, j’ai fait comme Zizou, je lui ai mis un coup de tronche !

Petite pensée pour sextoy’s girl qui m’a gentiment suggéré ce sujet...

Posté par natpointg à 22:28 - LE SPORT ? DEMAIN J'ARRETE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2007

JE PEDALE DANS LA SEMOULE

Je fais tout à vélo. Enfin, tout... J’entends, le trajet de chez moi au boulot, et c’est déjà pas mal. Ça fait vingt kilomètres, dix dans un sens, dix dans l’autre (le compte est bon !).

Le vélo, c’est ma maigre contribution à la préservation de notre planète. Moi je roule citoyen  ! Je ne recrache pas de dioxyde de carbone moi Mossieur ! Et non, moi je le respire ! Tous les matins ! Le temps de traverser la ville pour gagner la campagne.

Quand j’enfourche ma bicyclette, je me prépare à vivre une nouvelle aventure. J’évite les caniveaux, les portières qui s’ouvrent sans réflexion, les crottes de chiens, les sales gosses qui traversent n’importe où. De temps en temps j’emprunte les couloirs de bus, je grille quelques feus rouges. Pour le fun... Je traverse la ville avec mon fiston, attaché derrière moi. Au pied de l’immeuble de la nounou, je fais toujours crisser mes pneus en dérapant. Ça fait rire le gamin. Je le monte chez la nounou et souvent, je refais le trajet à l’envers parce que mon fils a lâché son doudou ou jeté par terre son bonnet qui lui descendait sur les yeux...

Je fais du vélo. Ce choix s’est imposé à moi, comme une évidence... La plus belle période pour pédaler, c’est le printemps. La nature exhale de nouveaux parfums qui me bercent pour la journée. Les paysages portent leurs plus belles couleurs, les cyclistes ont le sourire, pas comme en bas, au centre ville où tous est gris jusqu’au visage des automobilistes.

Mais qu’importe la saison, moi je pédale, été comme hiver. Même pas peur ! En général, l’été j’arrive au boulot avec des moucherons plein les dents et des auréoles sous les bras. L’automne, la pluie me colle les cheveux au crâne et fait couler mon rimmel sur mes joues. Les feuilles qui tombent des arbres me font tomber de mon vélo, mon dérailleur déraille souvent et le cambouis colore mes mains... L’hiver se montre parfois rugueux, je n’ai pas de starter, ni d’essuie glaces pour balayer les flocons de neige. Alors je roule la tête dans le guidon, mais puisque je roule citoyen, ça me fait chaud au cœur.

Je fais tout à vélo... Ce n’est pas un sacerdoce, on m’a piqué ma bagnole...

Aujourd’hui, je dédicace cette bluette à schuppette. Tu voulais voir comment je m’en sors à vélo. Voilà le résultat...

Posté par natpointg à 09:51 - LE SPORT ? DEMAIN J'ARRETE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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