Les bluettes de NatpointG

Toi qui entres chez moi par inadvertance, je dois te prévenir que ce blog n’est pas mon journal intime (quoi ça y ressemble ?!), qu’il n’a aucune prétention littéraire, si ce n’est celle te faire sourire. Je sais, c'est pas gagné...

06 novembre 2008

COMME DANS UN REVE...

On a marché dans la nuit, épaule contre épaule, sans but.

Je ne sais plus s’il faisait froid, s’il y avait du vent, je ne sais plus si les rues étaient désertes et sombres, tout m’était égal puisque tu étais à mes côtés.

Sur les hauteurs de la ville, tu m’as prise dans tes bras, sans un mot. C’était comme dans un rêve, j’aurais aimé que le temps s’arrête là, j’aurais aimé ne jamais rouvrir les yeux. Je me sentais si légère, délivrée de ce costume d’adulte dans lequel je me perds depuis des années.

On est resté comme ça une éternité. Plus rien n’avait d’importance, ni les gens qui montaient les marches derrière nous, ni le temps qui s’écoulait trop vite. Sous ta poitrine j'entendais ton coeur galoper au rythme du mien, je sentais tes bras autour de mes épaules et les miens autour de ta taille, c'était doux, c'était chaud, c'était comme dans un rêve.

Je crois que je n’ai jamais autant aimé une ville la nuit, que ce soir-là avec toi.

Et puis, j’ai senti ton étreinte se relâcher, ton regard se perdre, en bas, dans le bouillon de l’eau. J’ai cherché ta main, je l’ai serrée dans la mienne, j’ai cherché tes yeux et j’y ai vu une larme...


Découvrez P!nk!

Je sais vous allez me dire ENCORE PINK  !!!!!!!!!!!! Oui mais celle-là, c'est ma préférée...



26 octobre 2008

DIS-MOI QUELQUE CHOSE DE TENDRE

Je n’ai pas su quoi te répondre... Si tu savais comme je me sens dépouillée de tout dans ces moments-là, les mots se mélangent, se bousculent, mais rien ne sort... Je t’ai bredouillé quelques mots ridicules et puis je suis partie bosser...

Dans la voiture, j'ai mis un cd, je me suis laissé bercer par cette musique au son épuré et j'ai enfin trouvé les mots...

J’aurais voulu faire marche arrière sur la route pour te retrouver, j'aurais voulu courir jusqu’à toi, me jeter dans tes bras et t’offrir ces mots comme on offre un bouquet de roses rouges, parce que si on attend trop, les mots se fanent.

J’aurais voulu te dire que tu m’as réconciliée avec cette partie de moi que je laissais à l’abandon depuis trop longtemps et qui me rendait si bancale.

J’aurais voulu te dire comme c’était bon de lâcher prise dans tes bras, comme c’était doux.

J’aurais voulu te dire que tu m’as donné de toi ce qu’il y avait de plus beau, sans conditions, et moi je t’ai laissé faire parce que de toi je voulais tout, ton sourire, tes gestes amoureux, tes mains, ta peau.

J’aurais voulu te dire que quoi qu’il arrive, tu ne me quitteras jamais. Tu seras toujours là, tu feras battre mon cœur plus fort, tu me souffleras le don de soi au creux de l’oreille, tu m’apprendras à aimer sans chaînes...

Oui, j’aurais voulu te dire toutes ces mots tendres que tu attendais, mais je n’ai pas su...


Découvrez Morcheeba!

Morcheeba pour vous, parce que c'est trop bon...

19 octobre 2008

ELLE N'A PAS EU LE TEMPS...

Elle n’a rien vu venir... C’était si doux, comme un souffle chaud qui vous enveloppe un soir d’été.

Elle s’est attachée à ton regard croisé par hasard dans les escaliers il y a quelques années. Elle s’est attachée à tes gestes maladroits, à ton sourire rayonnant, à tes mots à la dérobée. Elle s’est attachée à ton cœur à la dérive, comme on s’attache à la beauté fragile.

Tu l’appelais mon ange aux yeux verts, elle aurait voulu te donner un de ces petits noms sucrés comme on se donne des baisers dans le cou. Mais elle n’a pas eu le temps...

Elle n’a pas eu le temps de te parler d’elle, de te parler de toi, de te dire toutes ces choses qu’on dit quand on est amoureux.

Elle n’a pas eu le temps de te tenir par la main le soir dans les rues désertes, de t’embrasser sous les lampadaires, de sauter dans les flaques avec toi.

Elle n’a pas eu le temps d’aimer ta peau sous ses caresses, d'aimer ses mains sur ton visage, d'aimer ton corps contre le sien.

Elle n’a pas eu le temps de se protéger du manque, de fuir ses nuits sans sommeil à espérer te faire l'amour, de combattre la douleur de ton absence.

Non, elle n’a pas eu le temps... Puisque déjà tu t’en vas...


Découvrez P!nk!

Et puis pour vous Pink, parce que J'ADORE !!!!!!!! 

14 octobre 2008

MAYVA

catane_18 Je ne t'ai jamais parlé d'elle. Je ne t'ai jamais parlé de ce quartier.

C'est le quartier qui l'a regardée pousser. Gamine, elle aimait bien ces arbres et ce petit parc derrière, coincé entre le pont et l'autoroute. Là, elle respirait, elle courrait à perdre haleine, elle s’écorchait les genoux et elle grandissait à l’abri des blessures de l'enfance.

De temps en temps, elle escaladait la pente dans le parc et elle regardait les voitures passer accoudée sur la glissière de sécurité. C’était bon de se laisser transporter par le bruit des voitures qui passaient sur le pont, c’était doux de se dire « un jour moi aussi je partirai, je quitterai ce quartier sans vie, désabusé, je laisserai derrière moi le gris du pont, le noir de ses sentiments, et je ne me retournerai jamais... »

catane_01Et puis un soir, elle est vraiment partie. C’était trop tôt... Il faisait nuit, la pluie se mélangeait à ses larmes et le vide creusait déjà à l’intérieur d’elle. Elle a franchi le pont, elle pris l’autoroute et elle ne s’est jamais retournée.

Tu vois, ce quartier est devenu son no man’s land. Après les affrontements, il ne reste jamais rien, tout est mort, même les couleurs ont disparu. Elle ne revient jamais par ici.

Non, je ne t’ai jamais parlé d'elle. A quoi bon remuer les souvenirs ? Je ne t'ai jamais parlé de ce quartier non plus...

catane_04Pourtant, c'est là que tu étais l’autre soir... Tu attendais qu'elle te rejoigne sur ce pont et je t'assure qu'elle était là, si près de toi... Pour elle, tu as remis de la couleur sur le pont, tu as remis du vert dans les arbres...

Tu lui as montré l’enfance avec de la couleur et ça l'a rendue tellement plus douce...

(Merci à Schuppette pour ses photos... J'espère que les mots seront à la hauteur de ton regard)

05 octobre 2008

MON COEUR

Je lui ai parlé de toi hier... C’est la première fois.

Je lui ai dit que tu guidais ma vie comme un despote dirige son pays. Tu as fais de moi ce que bon te semblait, tour à tour je suis l'ange ou le démon. Tu fais briller mes yeux ou couler mes larmes, tu me fais pousser des ailes autant que tu me donnes le goût du ciel. Tu me dis que les couleurs de l’arc en ciel sont bien plus belles que tous les bleus que j’ai enlacés. Je ne sais plus...

Je te voudrais tendre et chaleureux, tu es dur et froid comme le marbre.

Je te voudrais sûr de toi, tu es tellement maladroit...

Tu aimes comme tu hais, jusqu'à l'excès. Tu t'emballes, tu te cognes aux murs trop étroits et après ? Après, tu t'enfuis parce que tu n'es que séduction et lâcheté...

Parfois, je voudrais que tu crèves pour ne plus avoir mal, pour ne plus sentir la douceur de ce baiser, de ces gestes tendres.

Je lui ai parlé de toi hier... C’était difficile, je n’aime pas ces mises à nu qui me rendent vulnérable.

Je lui ai dit qu’un jour tu te perdrais parce que tu ne veux pas avoir de regrets...

Elle écoutait, silencieuse. Dans son regard, je t’ai vu sans fard et tu m’as touchée...

Et puis, c'est elle qui m'a parlé de toi. Dans ses mots, tu étais fragile et blessé, dans ses mots, il y avait la beauté de ceux que tu as aimés et quittés.

Elle m'a dit qu'il ne fallait pas renoncer, que tant que tu battais, mon cœur, je ne devais pas renoncer...  Pas cette fois...

Et pour vous Bonobo, parce que cette chanson-là a bercé mes mots...


Découvrez Bonobo!

15 septembre 2008

L'INSTANT D'APRES

Je sais, je t’ai déçu...

Mais finalement, ça ne change pas. Déjà gamin, c’était comme ça. Pas les bonnes manières, pas les bonnes notes. Une silhouette chétive, trop fragile, et puis des mains si fines, presque féminines.

Tu rêvais pour moi d’une vie normale, un boulot respectable, une petite femme, gentille et aimante. Et puis des rires de mioches dans ton jardin le dimanche.

C’est comme ça, celui qui donne la vie a des exigences pour cette vie, des rêves à réaliser, des plans de carrière à atteindre...

L’enfance, elle, ne fait pas de calcul. L’enfance ouvre grand ses bras, elle s’attache sans jugement et rien ne peut la faire renoncer à cet amour. Tu vois, on a tout à apprendre de l’enfance.

Et maintenant ?

Maintenant, il y a ces deux lettres entre nous, deux horribles petites lettres qui nous séparent, qui seules ne voudraient rien dire, mais ensemble ont jeté l’opprobre dans ta maison.

Tu me l’as dit en claquant la porte, je ne suis plus rien, je ne suis plus un homme, je ne suis plus ton fils...

Non, je ne suis plus ton fils puisque je suis un pédé.

Mais toi, toi peu m’importe ce que tu es, ce que tu as fait de ta vie, peu m’importe toutes ces choses sans valeur, parce que toi, pour toujours tu resteras mon père...

18 août 2008

UN MOT DE TOI

C’est comme ça entre nous depuis le premier jour. On ne se quitte pas, tu m’emmènes toujours avec toi, je ne m’endors jamais sans une pensée pour toi.

Que tu t’éloignes un peu, que je regarde ailleurs, rien ne nous sépare.

Et quand le manque se fait sentir, tu m’envois quelques mots du bout des lèvres et tu me regardes fondre comme la glace sous le soleil brûlant d’une ile lointaine.

Parce que tu le sais, un mot de toi et je m’évapore...

Un mot de toi, c’est doux comme un baiser dans le cou. C’est tendre comme tes mains sur mon visage.

Un mot de toi, c’est un frisson qui court sur ma peau et mon cœur à la dérive...

Ce mot-là est pour toi, quand je serai loin de toi.

05 juin 2008

MES AMIES, MES AMOURS

Tu vois l’amitié, c’est un peu comme l’amour, le cul en moins bien sûr. Je sais, c’est naze comme tableau, mais que veux-tu Public, il n’y a que toi qui penses que j’ai des talents d’écriture...

Je te disais donc (et ne m’interromps pas, sinon j’oublie le fil de mes pensées !) l’amitié, l'amitié c’est fragile comme la naissance du jour, si tu n’en prends pas soin, elle disparaît sans un mot et je t’assure que ça te fait voler le cœur en éclat...

Mes amitiés ont toujours été singulières, elles ont parfois tourné au vinaigre, mais je les chéris comme autant de perles rares. A chacune d’Elles, j’ai laissé des petits bouts de moi et quand je les retrouve, dans leurs regards je me retrouve. Elles prennent soin de moi parce que moi, je ne sais pas...

L’autre fois, j’avais le cœur au bord du gouffre parce que j’ai senti venir le goût amer de l’amitié qui s’enfuit. Alors j’ai pris ma voiture et je suis partie. Je suis retournée dans ma ville. Celle qui m’a fait grandir, celle qui m’a fait tomber aussi. Là-bas, je suis passé voir Elle. On a fumé une cigarette ensemble, elle m’a sorti une connerie et on s’est marré comme avant, quand nos vies étaient inséparables. Elle était là quoi qu’il arrive et aujourd’hui d’Elle, c’est ce qu’il me reste.

Je l’ai laissée sur un sourire et je suis partie retrouver Elle sur un muret au soleil. Elle me touche avec ses airs d’éternelle adolescente. Sur ce muret, on a discuté un peu et puis nos silences ont remplacé tous les mots, parce que les mots sont si dérisoires quand on a mal...

Je l’ai laissée sur un signe de la main et j’ai repris ma route. En rentrant chez moi, j’ai appelé Elle parce que mon coeur était encore au bord du gouffre. Elle me connaît jusque dans mes recoins les plus sombres, je sais qu'Elle peut tout entendre. Elle était là ce soir d’Octobre quand ma vie a bu la tasse, depuis elle me tient la main à chaque fois que je me noie. Parfois Elle me prend dans ses bras et me dit « je t’aime très fort toi », forcément ça me met des larmes dans les yeux...

Plus tard, j’ai attendu Elle. Elle est entrée dans ma vie sans crier gare et Elle a tout chamboulé. De temps en temps, j’aimerais qu’Elle se découvre un peu plus, qu’elle tombe le masque, j'aimerais entendre tous ces mots qu'elle sous-entend mais ne prononce jamais de peur de les regretter, j'aimerais qu'Elle me raconte sa vie avant, parce qu'avant elle m'a tellement manqué, mais Elle est de celles qui préfèrent le silence aux longs discours, alors j’apprends à aimer ses silences...

Il était tard, j’ai attendu Elle, mais Elle n’est pas venue... Et ça m’a fait un mal de chien...

PS : La tendresse, c’est le prénom de l’amour, ce n’est pas de moi, mais c’est pour toi.

31 mai 2008

CONTEMPLATION

Tu m’as dit que c’était bon de se manquer... Comme avant, au début, quand on se voyait de temps en temps, que les villes nous séparaient.

Que c’est doux le manque, ça vous prend les tripes du matin au soir, ça vous met des étoiles dans les yeux et la tête dans les nuages. Ça vous fait battre le cœur trop fort quand on se retrouve enfin.

Tu m’as dit que c’était bon de se manquer... Moi le manque me fait un mal de chien, comme une blessure d’enfance qui ne cicatrisera jamais. Il y a trop de personnes que j’ai manqué, qui m’ont manqué, alors non je n’aime pas quand tu me manques. J’ai besoin de te sentir près de moi, d’entendre ta voix, de respirer ton parfum.

Parfois je me dis que si on s’éloigne un peu je te perdrai parce que je suis comme ça, quand le manque est trop fort, il creuse à l’intérieur de moi un gouffre immense et puis un jour tout s’effondre sans bruit.

Tu m’as dit que c’était bon de se manquer... Je ne sais pas pourquoi, je t’ai répondu : « d’accord, manquons-nous. » D’accord, je vais éteindre mon portable, je ne vais plus t’envoyer mon cœur par sms, je ne vais plus te dire que tu me manques, je ne vais plus t’écrire entre les lignes, non, je ne vais plus faire tous ces premiers pas vers toi.

Je vais traverser la rue, m’allonger sur ce banc en face, laisser le soleil me réchauffer, la musique combler le vide en moi et je vais attendre. Attendre de te manquer, attendre que tu m’appelles, attendre que tu me rejoignes.

19 mars 2008

F5

Qu’est-ce qu’il te reste puisque plus rien ne vous étreint ? Puisque c’est fini, elle te l’a dit...

Il te reste tous ces moments, avant, son sourire, vos discussions, elle à tes côtés et déjà ce pincement au cœur.

Il te reste son regard brun, si troublant.

Il te reste un parfum, son parfum sur tes mains.

Il te reste son souffle court, sa peau douce sous tes caresses, ses baisers sur ta bouche.

Il te reste cette première fois, chez toi.

Il te reste le silence, le manque et tes nuits sans sommeil.

Il te reste un lien ténu entre vous, une boîte que tu laisses ouverte toute la journée et cette touche sur laquelle tu tapes en espérant voir son nom s’afficher.

Spéciale dédicace à toi et à toi, vous vous reconnaîtrez.

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