Les bluettes de NatpointG

Toi qui entres chez moi par inadvertance, je dois te prévenir que ce blog n’est pas mon journal intime (quoi ça y ressemble ?!), qu’il n’a aucune prétention littéraire, si ce n’est celle te faire sourire. Je sais, c'est pas gagné...

26 octobre 2008

DIS-MOI QUELQUE CHOSE DE TENDRE

Je n’ai pas su quoi te répondre... Si tu savais comme je me sens dépouillée de tout dans ces moments-là, les mots se mélangent, se bousculent, mais rien ne sort... Je t’ai bredouillé quelques mots ridicules et puis je suis partie bosser...

Dans la voiture, j'ai mis un cd, je me suis laissé bercer par cette musique au son épuré et j'ai enfin trouvé les mots...

J’aurais voulu faire marche arrière sur la route pour te retrouver, j'aurais voulu courir jusqu’à toi, me jeter dans tes bras et t’offrir ces mots comme on offre un bouquet de roses rouges, parce que si on attend trop, les mots se fanent.

J’aurais voulu te dire que tu m’as réconciliée avec cette partie de moi que je laissais à l’abandon depuis trop longtemps et qui me rendait si bancale.

J’aurais voulu te dire comme c’était bon de lâcher prise dans tes bras, comme c’était doux.

J’aurais voulu te dire que tu m’as donné de toi ce qu’il y avait de plus beau, sans conditions, et moi je t’ai laissé faire parce que de toi je voulais tout, ton sourire, tes gestes amoureux, tes mains, ta peau.

J’aurais voulu te dire que quoi qu’il arrive, tu ne me quitteras jamais. Tu seras toujours là, tu feras battre mon cœur plus fort, tu me souffleras le don de soi au creux de l’oreille, tu m’apprendras à aimer sans chaînes...

Oui, j’aurais voulu te dire toutes ces mots tendres que tu attendais, mais je n’ai pas su...


Découvrez Morcheeba!

Morcheeba pour vous, parce que c'est trop bon...



22 octobre 2008

MOTIVEE !!!!!!!!!!!!!!

- Alors combien hier ?

- J’ai explosé mon record !!!!!

- Classe ! Tu y as pris goût dis donc !

- Ouais... C’est trop bon...

- Je te l’avais dit... Alors combien ?

- Cinq.

- Cinq ?!!!!!

- Ça t’épate hein !

- Mais c’est nul cinq ! Moi je m’en suis tapé vingt !

- Toi ?!!!! Vingt ? J’y crois pas...

- Qu’est-ce que tu veux dire ?

- Ben c’est vrai quoi, avec ton physique ingrat, je me dis que t’as dû te gourer dans tes calculs...

- Ah oui ? Selon toi, je n’ai pas le physique pour pédaler pendant vingt bornes ?

- Pédaler pendant vingt bornes ?

- Parfaitement ! Vingt kilomètres de vélo ! Même que j’ai trop mal au... enfin à mon fondement... 

- Mais tu comptes les kilomètres que tu fais à vélo ?!!!

- Ben oui. Ça me motive...

- Il t’en faut peu...

- ... Mais toi tu comptes quoi si tu ne comptes pas tes kilomètres ?

- Ben je compte les touches que je fais ! Ça me motive tu peux pas savoir !

- ...

- Attends que je me souvienne... Trois mecs en voiture. Belles voitures, physiques alléchants...

- ...

- Un troupeau de sexagénaires à vélo, je les compte pour une seule touche les vieux sinon c’est de la triche...

- ...

- Et un samaritain qui s’inquiétait de me voir pédaler sans casque... Pffff tu me vois faire du vélo avec un casque ? Après je fais comment pour draguer ?

- ...

- Cinq touches ! J’ai atomisé mon record !!!!

- ...

- Si tu veux dimanche on se fait le tour du quartier à vélo.

- Le tour du quartier...

- Ouais, même pas peur !

- ...

- Ah lala le sport ça me donne une pêche moi !

Bleck, chose promise, chose due : une bluette limpide ! (bises à toi !)

Posté par natpointg à 21:02 - ELLES PARLENT DE KOI LES FILLES ? - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2008

ELLE N'A PAS EU LE TEMPS...

Elle n’a rien vu venir... C’était si doux, comme un souffle chaud qui vous enveloppe un soir d’été.

Elle s’est attachée à ton regard croisé par hasard dans les escaliers il y a quelques années. Elle s’est attachée à tes gestes maladroits, à ton sourire rayonnant, à tes mots à la dérobée. Elle s’est attachée à ton cœur à la dérive, comme on s’attache à la beauté fragile.

Tu l’appelais mon ange aux yeux verts, elle aurait voulu te donner un de ces petits noms sucrés comme on se donne des baisers dans le cou. Mais elle n’a pas eu le temps...

Elle n’a pas eu le temps de te parler d’elle, de te parler de toi, de te dire toutes ces choses qu’on dit quand on est amoureux.

Elle n’a pas eu le temps de te tenir par la main le soir dans les rues désertes, de t’embrasser sous les lampadaires, de sauter dans les flaques avec toi.

Elle n’a pas eu le temps d’aimer ta peau sous ses caresses, d'aimer ses mains sur ton visage, d'aimer ton corps contre le sien.

Elle n’a pas eu le temps de se protéger du manque, de fuir ses nuits sans sommeil à espérer te faire l'amour, de combattre la douleur de ton absence.

Non, elle n’a pas eu le temps... Puisque déjà tu t’en vas...


Découvrez P!nk!

Et puis pour vous Pink, parce que J'ADORE !!!!!!!! 

14 octobre 2008

MAYVA

catane_18 Je ne t'ai jamais parlé d'elle. Je ne t'ai jamais parlé de ce quartier.

C'est le quartier qui l'a regardée pousser. Gamine, elle aimait bien ces arbres et ce petit parc derrière, coincé entre le pont et l'autoroute. Là, elle respirait, elle courrait à perdre haleine, elle s’écorchait les genoux et elle grandissait à l’abri des blessures de l'enfance.

De temps en temps, elle escaladait la pente dans le parc et elle regardait les voitures passer accoudée sur la glissière de sécurité. C’était bon de se laisser transporter par le bruit des voitures qui passaient sur le pont, c’était doux de se dire « un jour moi aussi je partirai, je quitterai ce quartier sans vie, désabusé, je laisserai derrière moi le gris du pont, le noir de ses sentiments, et je ne me retournerai jamais... »

catane_01Et puis un soir, elle est vraiment partie. C’était trop tôt... Il faisait nuit, la pluie se mélangeait à ses larmes et le vide creusait déjà à l’intérieur d’elle. Elle a franchi le pont, elle pris l’autoroute et elle ne s’est jamais retournée.

Tu vois, ce quartier est devenu son no man’s land. Après les affrontements, il ne reste jamais rien, tout est mort, même les couleurs ont disparu. Elle ne revient jamais par ici.

Non, je ne t’ai jamais parlé d'elle. A quoi bon remuer les souvenirs ? Je ne t'ai jamais parlé de ce quartier non plus...

catane_04Pourtant, c'est là que tu étais l’autre soir... Tu attendais qu'elle te rejoigne sur ce pont et je t'assure qu'elle était là, si près de toi... Pour elle, tu as remis de la couleur sur le pont, tu as remis du vert dans les arbres...

Tu lui as montré l’enfance avec de la couleur et ça l'a rendue tellement plus douce...

(Merci à Schuppette pour ses photos... J'espère que les mots seront à la hauteur de ton regard)

13 octobre 2008

ARIEL OU CALGON ?

Pas de post ce matin... Et demain non plus maintenant qu'on en parle. Après-demain, je ne sais pas. Quant à après-après-demain, ben ça fait trop loin pour vous répondre...

La raison ?!!! De quoi tu te mèles !!!!

Bon d'accord, à toi, je peux bien faire une confidence, on se connaît depuis quelque mois... En fait, j'ai beaucoup de lessives en retard, c'est les couleurs surtout, faut que je lave les couleurs, parce que porter du noir, ça va bien 5 minutes. Tu crois que je peux mettre le bleu avec le rouge, ça ne va pas délaver ? Et le vert, j'en fais quoi de tout ce vert ? Pffff c'est compliqué les lessives...

Euh, si tu veux me filer un coup de main, je ne suis pas contre !!!!

Et pour ceux qui ne me croient pas, j'ai une autre excuse : j'ai un métier très prenant !!!! Eh oui Madame !!!!(je sais ça ne tient pas la route non plus...)

Bon je m'absente quelques heures, quelques jours, je ne sais pas trop.

Je vous embrasse.

PS : Tu sais quoi, pendant mon absence ce serait bien que tu t'occupes un peu, ce serait bien que pour une fois, ce soit toi qui donne le ton des bluettes. Tu pourrais par exemple réfléchir à un sujet de bluettes que tu voudrais que je t'écrive (pas un truc pourri hein, un vrai sujet). Et moi, quand je reviendrai, je l'écrirai. Enfin quand j'aurai retrouvé mon stylo...

Tite chanson pour toi, et toi, et puis toi, mais surtout toi : Amy Macdonald.


Découvrez Amy Macdonald!

Posté par natpointg à 10:05 - BRIC A BROC - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2008

C'TE HONTE

- Allez ne fais pas cette tête, c’est pas si grave...

- C’est mon livre de français...

- Ben il n’aura pas le prix Renaudot ton livre !

- ...

- C’est vrai quoi, le pluriel des noms composés, ça intéresse qui ? Personne... Tu crois que la France d’en bas a besoin de savoir comment on écrit passe-temps au pluriel ?!!! Ben, non parce que la France d’en bas, elle n’a pas de passe-temps au singulier !!!

- Je vais me faire punir...

- Meuh non, un livre ça doit vivre, ça doit se corner, se...

- Il est tout mouillé mon livre...

- Tu n’as qu’à dire que le chat est mort et...

- ...

- D’accord, pas le chat, alors ta grand-mère... Tu dis à ta prof qu’elle s’est fait écraser et que ça nous a fait pleurer à grosses larmes... Sur ton livre...

- C’est pas vrai...

- Ben t’en sais rien. Peut-être que si ta grand-mère se faisait écraser, je pleurerais... (oui, je sais c'est odieux, mais c'est comme ça que vous m'aimez !)

- ... A cause de toi, je vais me faire gronder...

- A cause de moi ?!!! Tu rigoles ?!!!

- Non. C’est de ta faute...

- De ma faute !!! De ma faute !!!! Si le budget de l’éducation national n’était pas si dérisoire, tu aurais des livres waterproof et le problème ne se poserait pas !

- ...

- Bon, qu’est-ce que tu veux que je fasse ?

- Faut dire la vérité à ma prof.

- La vérité, la vérité, tout de suite les gros mots...

- ...

- ... Bon d’accord, je vais faire un mot à ta prof...

- ...

- Je vais lui dire qu’au lieu de faire tes devoirs dans le calme tu te marrais comme une baleine avec ton frère.

- ...

- Et que pour te faire taire, j’ai attrapé cette punaise qui se promenait sur un mur et que je t’ai menacé de te la jeter dessus si tu rigolais encore !

- ...

- Et après, ben après... La punaise dans une main, le thé dans l’autre, ça faisait trop à gérer, alors j’ai lâché mon thé... Sur ton livre...

- ...

- Je vais me payer la honte...

- ...

- ... Sinon, on pourrait dire que j’ai fait un malaise et que...

- ...

- Bon d’accord, je vais dire la vérité... Mais ne viens pas te plaindre le jour où ta prof te dira que t’as deux mains gauches comme ta mère !

Posté par natpointg à 07:14 - THE BLONDE IS BACK ET C'EST TROP PAS DE BOL - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 octobre 2008

MON COEUR

Je lui ai parlé de toi hier... C’est la première fois.

Je lui ai dit que tu guidais ma vie comme un despote dirige son pays. Tu as fais de moi ce que bon te semblait, tour à tour je suis l'ange ou le démon. Tu fais briller mes yeux ou couler mes larmes, tu me fais pousser des ailes autant que tu me donnes le goût du ciel. Tu me dis que les couleurs de l’arc en ciel sont bien plus belles que tous les bleus que j’ai enlacés. Je ne sais plus...

Je te voudrais tendre et chaleureux, tu es dur et froid comme le marbre.

Je te voudrais sûr de toi, tu es tellement maladroit...

Tu aimes comme tu hais, jusqu'à l'excès. Tu t'emballes, tu te cognes aux murs trop étroits et après ? Après, tu t'enfuis parce que tu n'es que séduction et lâcheté...

Parfois, je voudrais que tu crèves pour ne plus avoir mal, pour ne plus sentir la douceur de ce baiser, de ces gestes tendres.

Je lui ai parlé de toi hier... C’était difficile, je n’aime pas ces mises à nu qui me rendent vulnérable.

Je lui ai dit qu’un jour tu te perdrais parce que tu ne veux pas avoir de regrets...

Elle écoutait, silencieuse. Dans son regard, je t’ai vu sans fard et tu m’as touchée...

Et puis, c'est elle qui m'a parlé de toi. Dans ses mots, tu étais fragile et blessé, dans ses mots, il y avait la beauté de ceux que tu as aimés et quittés.

Elle m'a dit qu'il ne fallait pas renoncer, que tant que tu battais, mon cœur, je ne devais pas renoncer...  Pas cette fois...

Et pour vous Bonobo, parce que cette chanson-là a bercé mes mots...


Découvrez Bonobo!

02 octobre 2008

J'AIME PAS LES JEUNES...

- Qu’est-ce que t’as, t’es toute rouge.

- J’aime pas les jeunes...

- Hein ?

- Je peux pas les voir ! Ils sont boutonneux, stupides, ils se fringuent comme des clodos et ils se prennent pour le nombril du monde.

- Wouaahhh, toi tu viens de te prendre un râteau !

- N’importe quoi, tu me vois draguer un de ces merdeux mal dégrossi ?

- Oui je te vois bien, même très très bien !

- Eh oh ça va hein ! J’avais trop bu cette fois-là et d’abord c’est lui qui s’est jeté sur moi ! C’est pas pareil !

- Bien sûr... Et comme tu es une fille de grand cœur, tu t’es sentie obligée de faire son éducation sexuelle.

- Parfaitement. L’expérience ne sert à rien si on ne la partage pas !

- N’importe quoi... Bon qu’est-ce que t’as contre les jeunes ?

- Je viens de te le dire. Je peux pas les voir !

- Ça j’ai bien compris mais pourquoi tu les aime pas ?

- Parce que... ils sont... jeunes !

-... Et oui... Forcément...

- Tu te rends compte me céder la place, à moi !!!!!!

- Tu veux bien m'expliquer parce que là je ne comprends rien...

- Dans le bus, ce petit con s’est levé et m’a cédé sa place !

- C’est plutôt gentil non ?

- Gentil ! Mais je suis pas sa grand-mère !!!!

- Non mais tu pourrais être sa m...

- Pas un mot de plus si tu veux qu’on reste amies !!!

- D’accord... d’accord...

- ...

- Qu’est-ce que tu lui as dit ?

- A qui ?

- Au morveux !

-... J’ai aimablement décliné sa proposition...

-  T’es sûre ?

- Fermement si tu préfères...

- Qu’est-ce que tu lui as dit ?!!!

- Qu’il avait intérêt à se rasseoir tout de suite s’il ne voulait pas que je lui fasse avaler toutes ses dents de laie...

- Aimable...

- Mais ferme...

Posté par natpointg à 12:03 - ELLES PARLENT DE KOI LES FILLES ? - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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